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La culture (suite)
Gastronomie
Riche et varié en saveurs
et résultante de l'histoire mouvementée des Antilles, la
cuisine martiniquaise est un subtil mélange, issue à la fois de la
cuisine caraïbe, africaine, française , sans oublier l'influence
hindoue.
Voici
un glossaire culinaire :
Accras
: beignets de morue aux fines herbes.
Bananes :
à distinguer ici les bananes légumes à cuire et les bananes fruits.
Bélélé :
plat savoureux à base de tripes, de fruit à pain, de petites bananes
vertes et de dombrés.
Blaff :
plat de poisson ou de crustacés cuits à l'eau épicée, sorte de
court-bouillon.
Blanc manger :
dessert préparé à base de noix de coco, de lait et de gélatines.
Calalou :
soupe de crabes, gombos, feuille de madère et ciguine.
Chatrou :
poulpe.
Christophine :
sous l'aspect d'une poire bosselée et jaune pâle, légume très apprécié
qui se mange en salade ou en gratin.
Chiquetaille :
morue déchiquetée servie en vinaigrette.
Chou coco
: coeur de cocotier que l'on mange cru.
Colombo :
curry de poulet, de cabrit ou de porc, à la sauce de coriandre, de cumin,
poivre noir, moutarde, curcuma, gingembre et piment (d'origine
d'Inde).
Cassave ou manioc :
aliments de base des Caraïbes.
Fruit à pain :
fruit de la taille d'un melon.
Giraumon :
nom du potiron aux Antilles.
Lambis :
gros coquillages.
Ouassous :
écrevisses de rivière.
Maracudja :
fruit de la passion.
Féroces d'avocats :
avocat, morue grillée, farine de manioc et piment.
Voir les fruit
tropicaux.
Planteur
: rhum blanc, sirop de grenadine, cannelle, muscade, vanille, jus de
fruits (orange, goyave, ananas)
Ti Punch : 1/5 de sirop de sucre de canne, 4/5 de rhum blanc, un morceau
de citron.
Combats
de coqs
Importés aux Antilles par les conquistadores espagnols, ils restent en honneur
en Martinique et sont fort prisés. Ils se déroulent de Novembre à Juillet, dans
des gallodromes ou pitts (le mot, d'origine irlandaise, désigne les arènes).
Il n'est pas rare d'y voir des touristes miser avec passion sur des coqs
qui se battent parfois à mort. Les rencontres ont généralement lieu le samedi
après-midi et le dimanche.
Les entraîneurs sont payés à prix d'or pour bichonner ces vedettes à plumes
car les combats de coq sont des jeux d'argent où les sommes engagées sont très
importantes. Chaque coq a son pedigree et peut valoir jusqu'à huit mille francs.
Tel un pur sang, il est massé, entraîné et nourri avec des pâtées riches en
protéines dont la composition reste le secret de l'entraîneur ; puis il est
jeté dans l'arène. Le vainqueur est proclamé champion et sa côte montera avant
de retomber, d'un seul et fatal coup à la gorge lors d'un prochain combat. Le
vaincu ira à la marmite dans l'ingratitude la plus totale.
De même que les concours d'attelages de boeufs tirants, offrent de nouvelles
sensations aux éventuels parieurs.
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